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Surchauffe et populations vulnérables

publié le 03. 11. 2026

À l'occasion de l'accueil des nouveaux élus de la gouvernance de l'agence en juin 2026, la mise à jour des dynamiques métropolitaines et leur représentation cartographique a permis de produire des cartes sur les enjeux environnementaux, et notamment l'un des grands défis des prochaines décennies : l'adaptation au changement climatique et ses conséquences sur les populations les plus fragiles. La carte croise projections de la TRACC (Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l'Adaptation au Changement Climatique) à 2050 et projections démographiques du modèles Omphale au même horizon.


Les projections climatiques montrent une intensification marquée des épisodes de chaleur. D'ici 2050, l'agglomération lyonnaise pourrait connaître 15 nuits tropicales supplémentaires par an, ces nuits durant lesquelles la température ne descend pas sous le seuil des 20 °C. Or, l'absence de rafraîchissement nocturne constitue un facteur aggravant pour la santé, en particulier dans les espaces urbains les plus denses. Parallèlement, la population vulnérable devrait fortement augmenter. Elle représenterait 21 % des habitants en 2050, contre 16 % aujourd'hui. Cette évolution s'explique notamment par le vieillissement démographique : la part des personnes âgées de plus de 75 ans passerait de 9 % à 14 % de la population à l'horizon 2050. Au total, ce sont près de 300 000 habitants de l'agglomération lyonnaise qui pourraient se trouver en situation de vulnérabilité face aux fortes chaleurs. Cette double dynamique, climatique et démographique, souligne l'importance d'anticiper dès aujourd'hui les stratégies d'adaptation et de résilience à l'échelle métropolitaine.